Le Gouvernement et la Banque des territoires portent l’enveloppe d’AquaPrêts, octroyés en appui du Plan Eau, de 4 milliards à 6 milliards d’euros d’ici 2028.
Face à la multiplication des épisodes de canicule et de sécheresse – l’année 2026 est déjà à marquer d’une pierre blanche dans ces domaines – et alors que le projet de loi d’urgence agricole vient d’être voté dans un contexte de vifs débats sur les volets eau et pesticides, le Gouvernement et la Banque des territoires renforcent leur mobilisation sur la question de l’eau en annonçant porter l'enveloppe d’AquaPrêts de 4 milliards à 6 milliards d’euros d’ici 2028. À cette enveloppe s’ajoutent 15 millions d’euros supplémentaires d’ingénierie afin d’accompagner les collectivités dans l’émergence, la structuration et le financement de leurs projets liés à l’eau.
Depuis 2023, en appui du Plan Eau porté par l’État, la Banque des territoires a ainsi déployé 4,4 milliards d’euros d’AquaPrêts, rendus possible grâce à l’épargne des Français, collectée principalement sur Livret A, et mobilisé 15 M€ en crédits d’ingénierie. Cette dernière pourra, par exemple, financer des stress test d’adaptation au changement climatique pour les infrastructures dédiées à la prévention des inondations. Ces financements visent à accompagner les projets permettant d’assurer un accès équitable à la ressource en eau, en qualité (protection des aires d’alimentation des captages, construction/réhabilitation des usines de potabilisation) comme en quantité (résorption des fuites dans les réseaux d’eau potable, réutilisation des eaux usées traitées [REUT], interconnexion des réseaux d’eau potable…).
Les projets financés portent également sur la préservation durable de la ressource en eau et des milieux associés (réhabilitation des réseaux et des usines d’assainissement, restauration des milieux aquatiques), sur la sécurisation des usages et des infrastructures face aux tensions croissantes sur la ressource ou sur le renforcement de la prévention des inondations (désimperméabilisation des sols pour favoriser l’infiltration des eaux pluviales, solutions fondées sur la nature pour ralentir l’écoulement de l’eau, réhabilitation de digues) et de l’adaptation des territoires au changement climatique.
Ces enjeux sont au cœur du programme dédié, Aquagir, qui constitue l’offre intégrée de la Banque des territoires en faveur de la gestion durable de l’eau. « L’eau est une ressource vitale, mais les sécheresses s’intensifient et les défis liés à la gestion de l’eau se font chaque jour plus aigus. En décidant d’amplifier notre engagement pour aider les collectivités à accélérer leurs investissements et adapter leurs infrastructures, nous nous engageons concrètement en faveur de la résilience des territoires », conclut Antoine Saintoyant (voir photographie), directeur de la Banque des territoires.
Quelques exemples de projets financés par des AquaPrêts
· Acquisition du foncier agricole sur l’aire d’alimentation de captage de Saint-Ursin et protection de la ressource, et renouvellement des réseaux sur la commune de Bagnole-de-l’Orne (AquaPrêt de 1 M€ en 2024) ;
· Réalisation de la liaison Arthez-d’Asson-Baudreix et sécurisation de l’approvisionnement en eau potable par interconnexion par le syndicat interdépartemental Pyren’Eau (AquaPrêt de 1,8 M€ en 2025) ;
· Construction d’une nouvelle usine d’assainissement de Fouras par le syndicat Eau17 (AquaPrêt de 8 M€ en 2026) ;
· Aménagement de la confluence de la Loubonnière à Saint-Martin-Vésubie et protection de la RM2565 en rive gauche de la Vésubie par le SMIAGE (AquaPrêt de 10 M€ en 2026) ;
· Projet de réutilisation des eaux usées traitées (REUT) de la station d’épuration d’Argelès-sur-Mer (AquaPrêt de 2,5 M€).

