En 1798, dans la baie d’Aboukir, ce n’est pas seulement le génie tactique du vice-amiral Nelson qui vainc le vice-amiral Brueys : ce sont aussi 210 000 litres d’eau douce manquants. À l’ère napoléonienne (1795-1815), les vaisseaux de ligne – ces formidables forteresses flottantes de 74 à 120 canons, embarquant 600 à 1 000 hommes – ont une autonomie drastiquement limitée par la gestion de...

